Santé au coeur de la cité

Santé au coeur de la cité

 

 

"COUP DE GUEULE ! "

 

Les querelles stériles qui agitent le monde politique ont des conséquences désastreuses pour les acteurs du monde de la santé. Après avoir, dans le vote de la loi dite « médicament » mis en œuvre une mesure liberticide pour la jeune démocratie sanitaire (interdiction aux associations de siéger dans les instances si elles acceptent les subsides de fonds privés), le sénat vient de reporter la création du FIR à 2013 lors de l’examen du PLFSS 2012, pour des motifs que l’hypocrisie elle-même, si elle était une personne physique, ne daignerait pas revendiquer.

La régionalisation, en marche depuis la loi HPST, avait trouvé, dans la création de ce fond, une bouffée d’oxygène. Tous les décideurs de bonne volonté considéraient en effet que le carcan financier laissé autour des régions par la non-fongibilité des enveloppes issues de l’Etat et de la CNAM était une aberration obsolète qui ne profitait qu’aux structures de décisions nationales. Avec le Fond d’Intervention Régional, il était permis aux directeurs d’ARS d’investir sur des projets locaux et de jouer ainsi un rôle d’animateur et de créateur de valeur dans les régions.

Las… Au motif certainement de vouloir bloquer le gouvernement, cette action intelligente se voit aujourd’hui brisée dans l’œuf. La Haute Chambre n’en sort pas grandie. Espérons que ceux qui voudront créer des maisons de santé, faire de l’éducation thérapeutique, investir dans les Groupements de Coopération Sanitaire ou lancer, sur des critères d’évaluation et de contrats, des partenariats de qualité entre acteurs de santé pour le bien de leurs patients trouveront la force de dépasser leurs clivages associatifs ou syndicaux pour porter haut et fort un message d’indignation : la santé ne peut être ainsi traitée avec autant de conservatisme.

 

Olivier Mariotte – nile consluting

 
 
MEDECINE & SPORT DANS LA VILLE
 
La Fédération Française de Tennis vient de déléguer à COVOS BAXON le soin d’organiser le 12e Congrès Mondial de la Society for Tennis Medicine and Science (STMS), les 10/12 novembre prochain à Paris.
C’est la première fois, depuis la création de la STMS, que la FFT se voit désignée pour mener à bien, en partenariat, la tenue de cette réunion de prestige conviant les professionnels de santé attachés aux différentes fédérations nationales et internationales du monde du tennis.
 
Ce Congrès constituera une exceptionnelle opportunité de partager les connaissances les plus abouties dans le domaine de la  médecine du tennis et les avancées scientifiques les plus récentes et permettra d’échanger entre professionnels du monde entier portant tous le même intérêt aux pathologies liées à la pratique du tennis.
 
Conformément à la tradition, le 12e Congrès STMS associera un programme scientifique de haut niveau, élaboré par le Comité d’Organisation, à des ateliers permettant aux participants de se former à de nouvelles pratiques ou à l’utilisation de matériels spécifiques. La maîtrise et l’expérience de COVOS BAXON dans l’organisation et le financement de manifestations en relation avec la médecine du tennis sont reconnues et éprouvées depuis longtemps. La société a dirigé notamment à partir des années 90 plusieurs éditions de la Conférence Médecine & Tennis tenue en marge des Internationaux de France de Roland Garros.
 
Pour tous renseignements, informations complémentaires et participation >
Dr Patrick ESPINOSA –Tel : 01 55 20 23 89
Catherine MELIN - Tel : 01 55 20 23 71

 

 

 

 

LA VILLE VISIBLE
 
« Personne n’a jamais vu l’Etat » proclamait Georges BURDEAU, professeur de droit constitutionnel. Douze ans après sa disparition, on ose ajouter : personne n’a jamais vu l’Europe, ni la région, ni le département.
Mais la ville ? Tout le monde a vu sa ville. Quelle que soit sa taille, gros bourg ou métropole, la ville reste à échelle humaine. Le citadin l’appréhende, l’évalue, y a ses repères, en a la mesure. Si la ville est territoire, elle est aussi communauté d’individus d’une infinie variété qui tous les jours se croisent et se rencontrent. Des individus qui perçoivent et identifient le territoire dans lequel ils évoluent. Et cette reconnaissance de la ville par ses habitants et par ses usagers a curieusement été négligée jusqu’à présent par les études marketing et les campagnes de communication.
 
Aujourd’hui, et particulièrement dans le domaine de la santé, nous sommes en recherche de nouveaux formats, de nouveaux supports, de nouvelles tribunes pour faire passer les messages. Et ces messages sont nombreux : le patient-expert, la prévention, l’éducation thérapeutique, l’hôpital hors ses murs, les pratiques avancées de certaines professions de santé qui font bouger les frontières, les coopérations inter-professionnelles, le rôle désormais essentiel des associations de patients …. . Autant d’actions et de thèmes souverains qui devront débusquer le patient et le professionnel de santé dans ce qu’ils ont de plus quotidien, de plus intime : la ville, et l’environnement immédiat. Le patient-expert tant recherché a un don naturel, celui de la ville. Travaillons à partir de cette faculté qu’il a de vivre en ville ou dans l’entre-villes. Traquons le patient savant chez le citadin mis en lumière : le patient, en sa qualité de citadin.
 
Les soins s’administrent en ville, la vie s’invente en ville. Nous sommes tous, qu’on le veuille ou non, rattaché à la ville. Il nous faut changer l’angle de vue de la vie dans la cité et dégager une image favorable de la ville. Inscrivons-nous décisivement dans le champ urbain de la santé pour donner toutes ses chances aux réformes engagées de notre système de soins par la loi HPST et par tous les débats initiés dans son sillage.
 
Tout invite à positiver l’image de la ville. Et à développer une stratégie de communication autour du patient-citadin. Profiter de cette révolution française de la santé que nous vivons actuellement pour parler autrement de la santé.
Et pour ceux, nombreux, pour qui la ville est loin d’être le paradis, suivre le précepte d’Italo CALVINO : « chercher et savoir reconnaître qui et quoi, au milieu de l’enfer, n’est pas l’enfer, et le faire durer, et lui faire de la place ».
 
Didier TURCAN - 8 Avril 2011

  

 

 

 

 

INFIRMIERES DE CŒUR DANS LA CITE.
 
A une époque où l’on ambitionne essentiellement de préserver les emplois existants, fort rares sont les secteurs économiques qui envisagent de créer des métiers nouveaux.Le secteur de la santé est de ceux-là si l’on en croit les préconisations du « Rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire » remis à Xavier BERTRAND par Laurent HENART, Député de Meurthe-et-Moselle et le Professeur Yvon BERLAND.Au prix d’une remise en cause du « monopole médical » allant bien au-delà des délégations réglementairement consenties et dans le sillage de la Loi HPST qui entend rénover le cadre des coopérations entre les professionnels de santé, l’enjeu de cette étude est, ni plus ni moins, de faire émerger de nouvelles vocations aux confins des métiers médicaux et para-médicaux et dotées de compétences propres.
 
Le rapport s’est amplement nourri d’expériences étrangères variées pour s’attarder, notamment, sur le développement des « pratiques avancées » des infirmières praticiennes du Canada, d’Autriche, des Etats-Unis, de Finlande ou de République Tchèque. Tous ces pays ont déjà tiré les conséquences de l’embrasement des pathologies liées au vieillissement et à la dépendance, du développement des maladies chroniques dont le cancer et les affections cardio-neuro-vasculaires et de la problématique sociétale liée à la géographie et la démographie médicales. Et ressenti, bien plus tôt qu’en France, le besoin d’intégrer une médecine de bien portants et donc la dimension prévention et éducation thérapeutique, socles de la Loi du 21 juillet 2009.
 
A nouveaux besoins, nouveaux métiers, issus des métiers existants mais comptant comme autant de chaînons manquants dans le parcours et dans l’offre de soins.
A son stade le plus élaboré, la pratique avancée pour une infirmière suppose, selon les modalités inscrites dans son cursus de formation, l’habilitation à prescrire après formulation du diagnostic et avant traitement dont elle assurera également le suivi. Soit la chaîne de gestes et d’actions habituellement assumés par un médecin. De quoi booster les vocations et l’attrait pour la profession en se gardant, bien entendu, de multiplier les intervenants auprès du patient et de complexifier un peu plus le paysage sanitaire. En amont, la liste est dressée de ces professions intermédiaires nouvelles qui vont de l’infirmière spécialisée ville (au sein des centres de soins) à l’infirmier pivot en passant par les infirmières spécialistes cliniciennes, l’infirmier délégué auprès du médecin généraliste, l’infirmier de pratiques avancées ou encore l’infirmier spécialisé dans le suivi des pathologies chroniques.
 
On imagine les objections qui seront réservées en France à la transposition des pratiques avancées au bénéfice d’une catégorie para-médicale qui représente déjà à ce jour près de 2% de la population active. Mais on relèvera l’accueil enthousiaste fait à ce rapport par les représentations syndicales et coordinations d’infirmières qui attendent désormais les suites législatives de cet ambitieux programme. Au cœur du système de soins, au plus proche du quotidien des patients, en tous points du territoire comme au sein de l’hôpital et dans le tumulte de nos villes, les infirmières sont sans doute appelées à prendre une dimension inédite et décisive. Aux avant-postes des professionnels de santé, de tout cœur dans la cité.
 
Didier TURCAN - 16 Mars 2011

 

 

 

 

 

LA DIMENSION URBAINE DE LA SANTE
SANTE AU CŒUR DE LA CITE a pour vocation d’exprimer la dimension urbaine de la santé. A un moment où le territoire revient en force comme échelle pertinente, le projet propose à tous les acteurs de santé un cadre nouveau de débats, d’échanges et d’initiatives avec la ville pour cadre de réflexion et d’action. Congrès permanent via Internet, SANTE AU CŒUR DE LA CITE descend chaque année sur le terrain pour y tenir congrès, colloques, symposium ou participer à des manifestations associées.
Parce que la ville est transversale, l’approche de SANTE AU CŒUR DE LA CITE est elle-même transversale et pluridisciplinaire en favorisant tous rapprochements entre les professionnels de santé et leurs partenaires naturels. Soit tous ceux dont le domaine d’activité et l’expérience témoignent d’un intérêt soutenu pour l’environnement immédiat perçu comme acteur de soins à part entière et pourvoyeur de bien-être et de mieux-vivre.
Lundi 14 Février 2011

 

 

 

URBANISME ET SANTE : LES ATELIERS SACC

 

En ouverture du Congrès SANTE AU CŒUR DE LA CITE (www.santeaucoeurdelacite.com) des 22 et 23 octobre 2010  à Boulogne-Billancourt, le professeur Jean-Marie LE PARC, en charge du Service Rhumatologie de l’Hôpital Ambroise Paré et co-président de l’événement, soulignait :

 « Le ressenti urbain des patients pour un praticien est particulièrement signifiant dans la mesure où il alerte sur les défaillances de la vie en ville, notamment sur les problèmes de mobilité des seniors  et des très seniors et les pratiques de mobilité des plus jeunes qui créent d’assez nombreux problèmes de cohabitation. Les informations recueillies par les médecins peuvent être sans doute précieuses et mises à disposition des architectes, des urbanistes et des municipalités dans le cadre, par exemple, d’ateliers de réflexion à expérimenter ».

 

Voici donc l’acte de naissance des Ateliers SACC. Qui pourraient se constituer sans formalisme précis dès lors qu’une opération de rénovation ou de régénération urbaine est envisagée et à l’initiative des autorités locales.

Par définition, la ville est transversale et plus aucun projet urbain ne peut sérieusement se concevoir sans intégrer la dimension santé ménagée, préservée, pérennisée. Quoi de plus évident que de consulter les médecins en charge des urgences pour l’aménagement des berges d’un fleuve ou la création d’un carrefour ne serait-ce que pour identifier les facteurs accidentogènes du projet ? Les médecins sont d’un apport considérable sur l’appréciation et l’analyse des modes de déplacement et des modes de consommation modernes.

Combien de piétons renversés par un véhicule alors qu’ils consultaient leur portable ?

Comment contenir le sentiment de liberté excessive conféré par la maîtrise supposée d’une paire de rollers ou d’un vélo ?

Comment l’angoisse éprouvée par la personne âgée crée-t-elle l’accident ?

Comment être toujours plus à l’écoute des lieux et créer des ambiances positives ?

Il faut que les professionnels de l’urbanisme entendent et prennent le temps d’écouter les professionnels de santé, témoins essentiels du chaos de nos villes. A la clé de ces échanges, au sein des Ateliers SACC, des solutions inédites sans doute permettant à chacun, en toute sérénité, de mieux vivre sa ville.

 

Didier Turcan -  Jeudi 3 février 2011

 

 

 

 

 

 DEMAIN, J'AI SANTE

 
Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel , lance un plan pour les sciences à l’école afin de lutter contre « l’innumérisme » des petits français, mal qui est au calcul ce que l’illettrisme est à la lecture.
 Diverses expériences ont cours par ailleurs, à l’initiative de jeunes enseignants, qui redécouvrent les vertus de la maïeutique. Illustrant ainsi cette évidence qu’on ne répond bien qu’aux questions qu’on se pose réellement.
Les comparaisons scolaires avec d’autres pays n’étant pas très flatteuses convainquent enfin les responsables de reprendre en mains la situation. Le monde évolue vite, les méthodes d’enseignement doivent sans doute s’adapter. Lecture, mathématiques, histoire …..
Et la santé ?
Une réforme du système de santé en France est en marche, fondée sur la prévention et l’éducation des patients. Des patients avertis, c’est l’enjeu, seront moins malades et coûteront moins cher à la collectivité. Cette réforme procède de l’idée que la santé est désormais une compétence partagée. Alors, soyons logiques, allons plus loin et apprenons la santé aux enfants et pas seulement les seuls rudiments d’hygiène de base.
L’école prépare les bons citoyens. Donnons-lui pour mission de préparer des citoyens bien portants le plus longtemps possible. Il est concevable de parler de la santé et de son corollaire, la maladie, sans fabriquer des générations d’angoissés comme on l’a fait jusqu’ici à force justement de n’en pas parler ou d’en parler mal. A condition bien sûr d’imaginer en début de scolarité des programmes simples, allégés allant de l’hygiène de vie aux immenses espoirs portés par la science des hommes.
Et de banaliser la santé. Avant-hier, j’avais morale. Hier, j’avais instruction civique. Aujourd’hui, je vais toujours à l’école et demain, j’ai santé.
 
Didier TURCAN
 

 

 
BOULOGNE-BILLANCOURT > POLE SANTE DU GPSO
 
Le fait avait été souligné dès l’ouverture du Congrès SANTE AU CŒUR DE LA CITE des 22/23 octobre 2010. Monsieur Pierre-Christophe BAGUET avait indiqué à quel point la santé était particulièrement représentée dans sa ville.
 
D’abord avec la présence de l’Hôpital AMBROISE PARE  au 7e rang de l’APHP. Puis avec celle de L’INCa (Institut National du Cancer). Viennent ensuite les industriels : les laboratoires PIERRE FABRE, installés depuis longtemps sur le territoire et IPSEN, sur le trapèze, arrivé il y a trois ans. Ces deux laboratoires français, membres du G5, ont été rejoints récemment par GILEAD SCIENCES, une entreprise américaine et le seront prochainement par les Laboratoires ROCHE. L’industrie de la santé est également représentée par B.BRAUN Medical, ST. JUDE MEDICAL ou encore MEDTRONIC, leader mondial dans le domaine des technologies médicales de pointe.
Dans le domaine du traitement des données stratégiques et du CRM, on notera la présence du Groupe CEGEDIM, leader européen. Et dans celui de la relation clients dans la santé, celle de DIRECT MEDICA, leader français.
Le territoire de BOULOGNE-BILLANCOURT compte, pour finir, pas moins de 750 professionnels de santé.
 
S’est constitué donc, peu à peu, un tissu, un noyau santé particulièrement significatif à l’ouest immédiat de PARIS. BOULOGNE-BILLANCOURT n’a jamais proclamé véritablement sa volonté d’être un territoire de santé. Cette attractivité cependant, au delà des circonstances, des opportunités et des stratégies, pourrait bien suggérer que la ville recèle certaines valeurs précieuses pour l’éclosion d’un secteur économique, la santé, en plein retournement depuis l’adoption, le 21 juillet 2009, de la Loi HPST. Citons le Pr Dominique MARANINCHI, Président de l’INCa :
« Boulogne-Billancourt est une ville sensible aux valeurs de proximité. La proximité, en matière de santé, c’est crucial. Pour diminuer la mortalité, notamment par cancer, il faut toujours plus investir dans la prévention et la prévention passe par le fait de vivre bien chez soi et de vivre pleinement sa qualité de citadin ».
 
Terre d’accueil de prestigieux acteurs de santé, tissu dense de professionnels de qualité, la ville de BOULOGNE-BILLANCOURT se doit à présent d’être à l’avant-garde du nouveau discours sur la santé au moment où celui-ci rend hommage à la ville et à ses vertus. Et par le débat permanent, par la tenue de colloques, en suscitant de nombreux échanges entre professionnels et associations de patients, en favorisant toutes manifestations de soutien ou d’information, incarner, en la rendant vivante et concrète, la dimension urbaine de la santé.
 
 Didier TURCAN – 27 janvier 2011

URBANISME ET SANTE
 
Parmi les futurs grands projets d’urbanisme en relation avec la santé figure en bonne place la reconversion de l’Hôtel-Dieu à LYON.
 En 2016, les bâtiments actuels des Hospices civils de Lyon, où officia Rabelais, auront fait l’objet d’une complète rénovation. Cette vaste construction de la presqu’île va accueillir une grande enseigne hôtelière de cinq étoiles, des bureaux, des commerces haut de gamme, un centre de convention essentiellement consacré aux congrès médicaux et, normalement, un Pôle régional de promotion de la santé adossé au musée médical déjà présent mais considérablement agrandi.
L’opération de rénovation sera porté par le Groupe EIFFAGE qui a dû prendre en considération l’attachement des Lyonnais à ce patrimoine symbole de l’histoire médicale et sociale de leur ville et qui s’est inspiré dans son projet de l’âme des lieux, de leur histoire et de leur culture.
La vocation santé du site nécessitera de trouver les financements importants exigés par cet ambitieux projet. Une excellente opportunité pour imaginer des partenariats public-privé et fidèlement reconvertir "l’Hôpital des pauvres".
 
Didier TURCAN  – 25 janvier 2011